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Rôle du cœur amour et empathie
Empathie et maternité
Empathie et compassion


Rôle du cœur amour et empathie

Théophile l’Ancien poursuit son approche de la psychologie positive :
– Pour comprendre comment naît l’empathie, il faut se référer à l’énergie Qi de la médecine chinoise.

Cinq éléments

Les cinq éléments du cœur.

Théo. – En médecine chinoise, l’énergie (Qi) parcourt la totalité de l’être. Elle va aussi bien alimenter l’organisme que le psychisme de l’individu. Elle respecte l’unité de l’être. Il y a une harmonie en mouvement qui se voit dans les cinq éléments. J’ai appris que chacun d’entre eux représente un organe qui va manifester une émotion spécifique. La peur est liée au rein, la colère au foie, la joie au cœur, l’anxiété à la rate, la tristesse au poumon.

L’Ancien. – Les cinq éléments, nous l’avons déjà vu, sont multidimensionnels. Il est normal de les retrouver dans la constitution physique et énergétique de l’individu.

Théo. – Et les réseaux des méridiens parcourent et couvrent tout le corps. Il y en a quatorze connus mais en réalité, ils sont soixante du fait de leurs nombreuses ramifications qui vont de haut en bas, de la surface à la profondeur… je les vois comme autant d’antennes et de réseaux de communication aussi bien dans l’internet que dans l’intranet.

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Les méridiens.

L’Ancien. – C’est aussi à travers eux que fonctionne l’empathie cognitive et émotionnelle. Elle établit une résonance cognitive et affective entre notre moi et autrui. Les neuro-sciences, elles, parlent de neurones-miroirs qui permettraient la perception.

Théo. – Qu’est-ce qui, d’après toi, permet de mettre en route l’empathie ?

L’Ancien. – L’attention, et puisque nous avons évoqué la médecine énergétique chinoise, l’attention par Shen: le cœur énergétique. C’est Shen qui dans le So Wen définit le petit ouvrier du grand ouvrier en acupuncture. « Le petit ouvrier met des aiguilles, le grand conduit les souffles » est-il écrit. Et ceci grâce à Shen (cœur) qui est considéré comme la puissance organisatrice dans l’individu.

Théo. – C’est la même attention que nous utilisons dans la méditation du cœur ?

L’Ancien. – La même, lorsque l’on sait l’orienter vers les profondeurs de la lumière du cœur. Cette même attention, tournée vers une personne, met en lumière ce qu’est cette personne, ce qu’elle ressent, ce qu’elle vit. Suivant nos capacités et le travail que nous exerçons sa manifestation sera reçue et interprétée différemment.

Théo. – C’est ce que fait le mentaliste ?

L’Ancien. – Oui, mais ce n’est pas seulement un cognitif. Il peut aussi bien être en empathie émotionnelle et avoir de la compassion. Nous ne subissons que les limites que nous nous fixons nous- mêmes.

Théo. – Ce n’est pas facile.

L’Ancien. – Non, évidemment. C’est pour cela que quel que soit le métier que nous voulons exercer, nous devons apprendre pour acquérir des compétences, des capacités.
L’attention s’apprend, elle s’acquiert par la méditation silencieuse. L’attention c’est comme une mise en lumière d’un être humain et suivant la qualité de notre attention, il se révèle à nous. Dans l’empathie le plus grand révélateur, c’est l’amour.

Théo. – L’amour pour son métier, pour l’art, pour la nature, pour l’autre ?

L’Ancien. – Pour l’humanité, la beauté de la nature, la merveille de la création… tout, sans limites.

Théo. – En musique, c’est ce qui fera la différence entre un interprète et un musicien inspiré capable de nous transporter.

L’Ancien. – L’amour fait la différence dans chaque métier que ce soit dans le soin et la thérapie, l’art et l’artisanat ou tout autre domaine.

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Empathie et maternité

Théo. – Nous avons déjà parlé de cet amour exceptionnel qui existe entre la mère et son bébé, est-aussi de l’empathie ?

L’Ancien. – L’amour qui unit un homme et une femme donne vie à un enfant. Ne dit-on pas que l’enfant est le fruit de l’amour ? J’ai assisté aux mariages de couples formés par mon Maître spirituel. J’ai vu une colonne d’énergie qui descendait dans chacun des deux êtres et qui, simultanément, dans un entrelacement d’énergies, descendait du sommet de la tête (le chakra aux mille pétales), passait par le chakra du cœur et pour finir au dernier chakra, celui du sexe. Dans un deuxième temps les chakras de l’épouse et de l’époux se mettaient en résonance. De magnifiques courants de lumière allaient de l’un à l’autre. Mon Maître appelait ce mariage, un mariage védique. C’est de cette union sacrée que sera créé le véhicule qui accueillera l’âme pour son incarnation.

Théo. – Je suppose que de cette union peuvent naitre des âmes avancées.

L’Ancien. – Des plus avancées qui soient. Silence…
Le bébé sera pendant les neuf mois de la gestation en union avec sa Mère. Cette union est un rappel de l’union que chaque âme a connue avec Dieu avant sa propre création.

Théo. – Une fois de plus, tu fais tout partir de l’amour. Est-ce qu’un bébé dans le ventre de sa mère reçoit aussi la transmission ?

L’Ancien. – Oui, mais pas directement, il reçoit la transmission par le cœur de sa mère. Le corps de sa mère est le temple dans lequel il réside pendant neuf mois. Un espace de transition entre le monde des esprits où il résidait en tant qu’âme, et notre monde. Une fois né, il mettra encore une année pour intégrer pleinement son corps.

Théo. – C’est pour cette raison que le bébé doit être beaucoup tenu dans les bras de sa mère ?

L’Ancien. – Ou de tout autre personne affectueuse. Le bébé a besoin de sentir en permanence le lien qui le relie à sa mère. C’est un lien empathique de premier ordre, qui fonctionne dans les deux sens.

Théo. – C’est sans doute la raison pour laquelle, il est demandé à une femme enceinte d’être très précautionneuse.

L’Ancien. – Elle alimente aussi son enfant par ses pensées et ses sentiments. Ce qu’elle vit peut affecter son enfant en bien comme en mal. Elle le protège du milieu environnant par ses énergies et son amour. Elle doit tout particulièrement faire attention à ce qu’elle absorbe sous toutes ses formes et aussi aux personnes qui l’entourent. Sa mission est sacrée.

Théo. – Peu de femmes en sont conscientes.

L’Ancien. – Mais toutes le savent en leur for intérieur. Pour en revenir à l’attention et à l’empathie, une mère doit maintenir un lien permanent avec son enfant. C’est un véritable radar. Si elle est attentive, elle peut savoir consciemment et inconsciemment ce dont son bébé a besoin.

Théo. – Bien utile en cas d’urgence.

L’Ancien. – Si elle n’est pas dans la confusion de ses émotions et de ses peurs, comme cela est souvent le cas. L’entraînement à la méditation aide beaucoup.

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Empathie et compassion

Théo. – D’accord, mais comment arriver à l’empathie et la compassion aussi dans nos relations quotidiennes avec autrui ?

L’Ancien. – La compassion naît de l’empathie qui est pour moi une pure expression de l’amour. Elles ont en commun un oubli de soi. Lorsque tu entres dans la résonance de ton cœur avec celui d’un autre être humain, cela enclenche une vague d’énergie, de lumière, que l’on appelle l’empathie. Si la personne souffre, la compassion se déclenche tout naturellement. L’amour présent est si fort que le moi est oublié. Il entre alors dans une toute autre dimension de l’être.

Théo. – Divine ? Ce qui m’inquiète c’est que, lorsque nous développons cette grande sensibilité en nous synchronisant avec les êtres, nous pouvons être submergés par leurs souffrances. N’est-ce pas dangereux ?

L’Ancien. – Tout est une question d’entraînement, il nous faut parvenir à un équilibre. L’empathie permet de sentir directement la douleur d’autrui, de sa détresse. Il faut savoir doser l’intensité de la perception, sans pour autant se durcir comme on peut le voir chez certains professionnels de santé. Ils craignent d’être submergés par ce qu’ils ressentent. Cela aboutit parfois à un épuisement émotionnel.

Théo. – C’est le burn-out! Comment faire pour l’éviter ?

L’Ancien. – Travailler dans le « flow » ce qui déclenche l’état d’expérience optimale.

Théo. – Mais encore ?

L’Ancien. – C’est à toi de me le dire. Il n’y pas besoin d’une analyse. Mets-toi dans l’état requis. Imagine que tu es face à un patient que tu ne connais pas encore. Tu le reçois en urgence. Il souffre. Il est inquiet…

Théo se recentre sur le cœur :
– Rapidement il nettoie tous les centres de la région du cœur (première étoile).
Ensuite, il s’absorbe rapidement dans le deuxième niveau, dans la profondeur du cœur (deuxième étoile) et laisse la lumière imprégner tous ses centres, toutes les cellules de son corps.

Il est en harmonie, en équilibre avec lui-même et peut se focaliser totalement sur le patient qui se présente.

(Cela ne lui a pris que quelques instants.)

Par le cœur, il se met en empathie totale avec ce dernier. Son attention est pleinement focalisée sur lui. Il lui adresse un sourire bienveillant.

Il est à l’écoute. Le patient commence à lui raconter ce qui le préoccupe.

Les symptômes énoncés s’organisent d’eux-mêmes, un schéma énergétique commence à apparaître dans l’esprit de Théo.

L’Ancien. – Qu’en déduis-tu ?

Théo. – Comme mon écoute est totale, je perçois les trois plans de l’être en même temps.
Je peux sentir un dysfonctionnement organique ou énergétique sans qu’il ait été exprimé.
Le désordre émotionnel se lit facilement. Le corps du patient, ses chakras le manifestent. Cela attire mon attention sans que je le cherche. Mon mental commence à faire des liaisons avec tout ce qui est dit et non dit. Une ligne directrice de soin commence à apparaître.

L’Ancien. – La prise des pouls aidera encore plus facilement à entrer en résonance avec l’énergie du patient. Cela donne un accès direct à ses énergies (science du pouls chinois, des douze niveaux et cinq qualités énergétiques.)

Théo. – Bien sûr !

L’Ancien. – As-tu remarqué la place de ton observateur ? Il était au plus haut de ton être, tout en intégrant les différentes parties dans une vision globale. C’est la magie de Shen, le cœur.

Théo acquiesce et plonge dans son observation intérieure.

A suivre.

Théophile l’Ancien
Extrait de Dialogues avec Théophile l’Ancien
L’initiation de Théophile le Jeune

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